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Les nénuphars
Les
petites fleurs qui se trouvent sur terre sont pour la plupart du
temps considérées comme banales par les gens, et ceci
malgré leur perfection. Ce qui empêche les gens de
saisir les miracles de la création dans ces fleurs réside
dans cette familiarité causée par leur vision continuelle.
Par conséquent, des fleurs qui poussent dans un endroit totalement
différent, dans des conditions totalement différentes
et qui ont des tailles totalement différentes pourront être
observées sans ces "lunettes de la familiarité"
et nous aideront ainsi à mieux comprendre l'existence de
Dieu.
Les nénuphars de l'Amazone, qui poussent dans
la boue au fond du fleuve Amazone, sont assez intéressants
pour faire enlever ces "lunettes de la familiarité"
du visage des gens. Ces plantes vivent d’une façon
à laquelle nous ne sommes pas accoutumés et leur lutte
est très différente de la nôtre.
Ces plantes commencent à croître dans
la boue au fin fond du fleuve Amazone, puis se dirigent vers la
surface. Elles ont pour but d'atteindre la lumière du soleil
qui est essentielle à leur existence. Quand elles touchent
finalement la surface de l'eau, elles cessent de grandir et développent
des bourgeons ronds et épineux. Ces bourgeons deviennent
des feuilles colossales pouvant atteindre 2 mètres de diamètre
en un espace de temps très bref, qui peut se résumer
à quelques heures. "Sachant" que plus ils couvrent
en feuilles abondantes la surface du fleuve, plus ils pourront se
servir de la lumière du soleil, ces nénuphars utilisent
abondamment la lumière du jour pour effectuer la photosynthèse.
En d’autres termes, ils "savent" que s’ils
n’agissent pas ainsi, ils ne pourront pas survivre au fond
du fleuve à cause du manque de lumière. Cette plante
montre, qu’en utilisant cette tactique si "intelligente",
elle ne manque pas d’inspiration.
Cependant,
la lumière du soleil ne suffit pas à elle seule à
faire vivre les nénuphars de l'Amazone: ils ont également
besoin d'oxygène. Pourtant, il est évident que cet
oxygène n'existe pas dans la terre boueuse dans laquelle
leurs racines sont enterrées. C'est pourquoi leurs tiges
grandissent de plusieurs mètres pour rejoindre la surface
de l'eau où leurs feuilles flottent. Parfois ces tiges atteignent
une longueur de 11 mètres; elles sont rattachées aux
feuilles et servent de porteurs d’oxygène entre les
feuilles et les racines.1
Comment se fait-il qu’un bourgeon situé
dans les profondeurs d'un fleuve -qui a besoin d'oxygène
et de la lumière du soleil pour survivre et qui ne pourrait
pas vivre en leur absence- peut-il savoir que tout ce dont il a
besoin est présent à la surface de l'eau? Un être
qui vient juste de naître ne peut se rendre compte ni de l'existence
du soleil, ni de celle de l'oxygène, ni du fait que cette
eau comporte une fin en soi.
Par conséquent, si l'événement
entier est évalué du point de vue des évolutionnistes,
ces plantes auraient dû être détruites il y a
bien longtemps par les conditions environnementales et l’espèce
aurait dû s’éteindre. Néanmoins, les nénuphars
sont aujourd'hui encore présents dans toute leur splendeur,
et leur incroyable lutte pour la vie continue bien après
qu'ils ont atteint la lumière du soleil et qu’ils ont
eu accès à l'oxygène présente à
la surface de l'eau. Après tout ça, il leur faut en
plus redresser les bords de leurs feuilles énormes vers le
haut pour les empêcher de s’enfoncer dans l'eau.
Ils
ne peuvent continuer à vivre que grâce à toutes
ces précautions. Pourtant, ils "savent" également
que ce n'est pas suffisant. Il leur faut assurer leur reproduction.
Ils ont aussi besoin d'un autre être vivant qui transportera
leur pollen vers un autre nénuphar. Cet autre être
vivant ne peut être qu’un insecte qui a un faible pour
la couleur blanche. Ces insectes préfèrent apparemment
les nénuphars blancs parmi toutes les autres fleurs attrayantes
du fleuve Amazone. Quand ces créatures qui préservent
leur espèce leur rendent visite, les nénuphars de
l'Amazone referment alors toutes leurs feuilles, les emprisonnent
et leur offrent du pollen. Ils les libèrent seulement après
les avoir gardées prisonnières toute une nuit, et
c’est uniquement tout de suite après que les nénuphars
changent de couleur de sorte que ces insectes ne leur rapportent
pas de nouveau le pollen. Ces magnifiques nénuphars, qui
dans un premier temps étaient blancs, continueront à
partir de ce moment-là à orner le fleuve Amazone d’une
couleur rose.
De tels plans impeccables et finement calculés
peuvent-ils vraiment être le travail d'un bourgeon ignorant
tout? Naturellement que non. Ceci est l’œuvre de la sagesse
de Dieu, qui a créé toute chose. Tous les détails
résumés ci-dessus démontrent que les plantes,
comme tous les autres êtres vivants dans l'Univers ont été
créés en étant déjà dotés
de systèmes cohérents, et ceci grâce à
leur Créateur.

1. David Attenborough, The Private Life of
Plants, Princeton University Press - 1995, p. 291
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