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Le héro d'une naissance peu ordinaire :
Le kangourou
Le
système reproducteur des kangourous diffère largement
de celui des autres mammifères. En effet, l'embryon kangourou
effectue certaines étapes de son développement à
l'extérieur de l'utérus, alors qu'habituellement celles-ci
sont intra-utérines.
Peu après la fécondation, l'embryon
kangourou, encore aveugle et ne mesurant qu'un centimètre
environ, vient au monde. En général, il y a une seule
naissance à la fois. A ce stade, il est appelé "prématuré".
Alors que tous les mammifères sont à ce stade dans
l'utérus de la mère, le petit du kangourou vient au
monde quand sa taille est encore minuscule. Son développement
est à ce moment loin d'être achevé; ainsi, l'extrémité
de ses pattes antérieures n'est pas définie, et ses
pattes postérieures sont de simples moignons.
Il ne fait aucun doute que le nouveau-né ne
peut pas quitter sa mère dans cet état. Au sortir
de l'utérus, cette véritable larve commence à
ramper sur la fourrure du ventre de sa mère à l'aide
de ses pattes antérieures (la femelle est alors en position
couchée) et atteint la poche maternelle après quelques
minutes. Pour le petit kangourou, cette poche aura la même
importance que l'utérus pour d'autres animaux. Il y a pourtant
une différence importante, à savoir que contrairement
aux autres nouveaux-nés, le petit du kangourou sort de l'utérus
à l'état encore embryonnaire.
Une fois arrivé dans la poche, le nouveau-né
s'accroche à l'un des quatre mamelons, et il commence à
sucer.
A ce stade, la mère traverse une autre période
d'ovulation, et un nouvel ovule se forme dans l'utérus. Après
copulation, ce nouvel ovule sera fécondé.
Mais cette fois, l'ovule fécondé ne se
développera pas immédiatement. Si la sécheresse
sévit au centre de l'Australie, comme c'est souvent le cas,
l'ovule fécondé dans l'utérus demeure au même
stade jusqu'à ce que les conditions climatiques aient changé.
Si, cependant, de fortes pluies s'abattent et si de riches pâturages
réapparaissent, alors le développement de l'ovule
fécondé repart.
A
ce point de l'exposé, nous sommes confrontés à
la question suivante: qui est-ce qui réalise cette planification,
à savoir qui est-ce qui gère le développement
de l'ovule fécondé selon l'environnement climatique?
L'ovule est bien sûr incapable de piloter son propre développement,
n'étant pas un être vivant conscient et étant
ignorant du temps qu'il fait à l'extérieur. La mère
ne peut pas non plus gérer cela parce que, à l'instar
des autres créatures, elle n'exerce aucun contrôle
sur les processus se déroulant dans son corps. Cet événement
extraordinaire dépend entièrement d'Allah, Qui a créé
à la fois la mère et l'ovule.
Si les conditions climatiques sont favorables, trente-trois
jours après la fécondation le prématuré,
qui n'est alors pas plus gros qu'un haricot sec, rampe lentement
depuis l'ouverture de l'utérus pour atteindre la poche, tout
comme l'aîné l'avait fait avant lui.
Entre-temps, ce dernier a considérablement grandi,
et il va continuer son développement sans nuire au minuscule
nouveau venu. Lorsqu'il parvient à son 190ème jour
d'existence, il est alors suffisamment développé pour
effectuer son premier séjour en dehors de la poche. Dès
lors, il passera la majeure partie de son temps dehors, et il quittera
la poche définitivement au 235ème jour après
sa naissance.
Peu après la naissance du second petit kangourou,
la femelle copule de nouveau. En conséquence, la femelle
doit peu après s'occuper de trois petits. Le premier broute
déjà mais revient occasionnellement auprès
de sa mère pour téter; le second n'en est encore qu'au
stade de la tétée continue pour assurer son développement,
alors que le plus jeune n'est qu'une larve.
Ce
qui est réellement stupéfiant, c'est que tous trois
vont être nourris par la mère à l'aide de trois
types de laits différents, chaque lait étant adapté
à l'âge du petit.
Ainsi, le lait que boit le prématuré est transparent
et sans couleur, tandis qu'il devient de plus en plus blanc pour
ses aînés, commençant alors à ressembler
à du vrai lait. La quantité de matières grasses
et d'autres éléments nutritifs augmente en parallèle
avec le développement du nouveau-né.
Le corps de la mère est capable de produire
simultanément plusieurs types de lait, comportant chacun
des ingrédients différents: un lait hautement nourrissant
pour l'aîné, et des laits moins riches en matières
grasses pour les plus jeunes. Et à chaque sorte de lait correspond
un mamelon particulier. Il est important de noter ici un fait remarquable:
chaque bébé kangourou va de lui-même téter
au mamelon correspondant au lait lui convenant. S'il n'en était
pas ainsi, le nouveau-né absorberait un lait qu'il lui serait
impossible de digérer, et cela serait très préjudiciable
pour son organisme.
Ce système alimentaire est tout à fait
remarquable et il s'agit là sans aucun doute possible d'un
produit de la Création. En effet, la mère ne peut
manifestement pas arranger tout cela consciemment. Comment un animal
pourrait-il connaître les ingrédients de lait dont
ses petits auront besoin selon leur âge? Et même si
ce savoir lui était accessible, comment pourrait-il les produire
dans son propre corps? Et comment pourrait-il les distribuer par
le biais de trois canaux distincts?
De façon évidente, le kangourou est incapable
d'accomplir ne serait-ce qu'une seule des actions énumérées
ci-dessus. Il n'est même pas conscient que le lait produit
par son corps est de trois types différents. Ce processus
merveilleux est incontestablement une preuve que cet animal a bel
et bien été créé.
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